Sur l’air de Vinci pourri
Mairie, Mairie pourrie
Aujourd’hui on est tou.te.s réuni.e.s
Pour le quartier de la Plaine
On ne lachera ja-
– mai-rie, mairie pourrie

Sur l’air d’Adekalom
Ah les Forains,
Ah les plainards
Ah les enfants
sont là.
(bis) et bien là.

Ici à la Plaine
Y’a une vie d’quartier
y veulent tout casser
Nous on se déchaine
(bis)

Lalalalalalala laï ….

Sur l’air de Venga la nuët
9 camions déversent du bitume
9 camions pour bétonner la Plaine
(x4)
Tous à la Plaine Toutes à la Plaine
aux jeux au marché aux bars
Tous à la Plaine Toutes à la Plaine
Non il n’est pas trop tard
(bis)

Sur l’air du chant des paysans
Nous tout.e.s les Plainards
Levons nous, levons nous
Nous tou.te.s les Plainards
Levons nous
Quand nous revendiquons
Cette place pour exister
Vous tous vous arrivez
Vous voulez tout casser
Bétonneurs barrez vous

Sur l’air de sin pan
Soleam para comer
Soleam para cenar
Soleam para comer y trabajar

refrain :
A La Plaine A la Plaine A la Plaine,
A la Plaine A la Plaine A la Plaine
A la Plaine A la Plaine A la Plaine,
oui on résiste !

des travaux para comer
des travaux para cenar
des travaux para comer y trabajar

speculation pa’ comer
speculation pa’ cenar
speculation pa’ comer y trabajar

Nettoyage au karcher
Nettoyage au karcher (bis)
Sortez les dossiers du placard
C’est à la Mairie que se cachent
les plus grandes racailles
Nettoyage au karcher (bis)
Rénovation illégitime
On sort les pavés les coktails méfi les représailles

Sur l’air y’ a des flics à St Afrique
Y a 9 bétonneurs à la Plaine
et on va s’en débarasser (bis)

eh oh c’est rigolo
sous les bombes
sous les bombes
eh oh c’est rigolo
sous les bombes lacrymo….

Y a 8 bétonneurs ….
y a 7 …..

Y a plus d’bétonneurs à la Plaine
on s’en est débarrassé (bis)

eh oh c’est rigolo
sans les bombes
sans les bombes
eh oh c’est rigolo
sans les bombes lacrymo….

We shall not be moved !
Tant qu’ils voudront tout casser
we shall not be moved ! (bis)

just like a tree standing by the water
we shall not be moved !

Tant qu’il y aura les travaux
we shall not be moved ! (bis)

just like a tree standing by the water
we shall not be moved !

Sur l’air de Si les femmes chantent fort
Si la Plaine résiste encore
c’est qu’on a à dire
foutez la paix à nos arbres
et nos forains
les enfants doivent jouer à l’ombre
le marché on veut l’garder
on veut rester ensemble !

Sur l’air de Curmaia
la mairie, la mairie
la mairie de Marseille
veut transformer la Plaine
et détruire le quartier

refrain :
non non la Soleam
tu n’auras pas la Plaine
non non la Soleam
on se laissera pas faire

les forains les forains
ne peuvent plus travailler
Tout un quartier se meurt
s’il n’y a plus de marché

refrain

Touchez pas à la Plaine

ça fait bien cent cinquante ans
que ça dure
qu’on nous détruit nos rues
et nos quartiers
nazis bourgeois pour cette forfaiture
n’ont jamais eu à se faire prier

mais à la Plaine on résiste on perdure
dans tous les bars
chez tous les maraîchers
le peuple ici a toujours la peau dure
non jamais vous ne nous ferez plier

touchez pas à la Plaine touchez pas
et levez vos sales pattes de là
bulldozers architectes de mafia
ce quartier ne vous regarde pas

touchez pas à la Plaine touchez pas
elle est à tou.t.es
et à tou.te.s restera
si elle change ne vous en faites pas
c’est le peuple qui la transformera

Depuis les grecs
sur le plan de la Plaine
Tout s’est vendu et tout s’est acheté
Tous les écots et tous les bas de laine
se sont fait tordre sur notre marché

Pourtant notre âme
nos joies et nos peines
ici on les a jamais monnayées
On a donné,
et vos plans pour la Plaine,
on les tordra comme on a toujours fait !

Touchez pas…

Les friperies les soldes et la friture
si ça vous emmerde n’y venez pas.
Les bars, la nuit, la fête et la biture
se portent mieux
quand vous n’y êtes pas !

A tous les faux-culs à tous les parjures,
restez chez vous, et n’y revenez pas !
Allez donc promener votre figure
dans un quartier
qu’elle ne défigure pas !

Touchez pas…

Et votre Provence de pacotille,
vos cigales et vos savons en bois,
Vous pouvez bien les mettre
à la bordille
sur notre marché ça ne se vend pas.

Ici on parle, on crie et on babille
tous les idiomes et tous les charabias
car la Provence ici est bonne fille
et à la Plaine comme tou.te.s
elle vous dira.

Touchez pas…

Les fracas de la Plaine

Les fracas de la Plaine
des oiseaux de malheur
Qui te disent à la tienne
à n’importe quelle heure,
Ils ont eu de la veine,
ils n’ont jamais eu peur,
Ils rêvent sous Tranxene
que le monde est meilleur.

Refrain :
À la tienne
Que la vie et le vent
nous entraînent
À la prochaine
Que la vie nous laisse
un peu de temps

Les fracas de la Plaine
des oiseaux de passage
Qui te disent à la tienne
même s’ils ont la rage
Pour eux la coupe est pleine
avant le troisième age,
Il faut noyer sa peine
quand arrive l’orage.

Les fracas de la Plaine
des oiseaux migrateurs
Qui te disent à la tienne
jusque sous l’Equateur,
Y’en a eu à Cayenne
enfermés par erreur,
Y’en a même à Pnom Pehn,
et toujours en sueur.

Les fracas de la Plaine
des oiseaux mazoutés
Qui te disent à la tienne
quand ils sont échoués,
Même s’ils ont la haine,
ils peuvent plus bouger,
C’est pire que des chaînes,
leurs ailes sont niquées.

Des oiseaux à la Plaine
y’en a plus tellement,
Quand y’en a un qui traîne
il reste pas longtemps,
Il chante à la prochaine
et s’envole en riant,
Quand je dis à la tienne,
j’y pense tout le temps.


La rue nous appartient
Expulsés de nos villes,
comme expulsés de nos vies
On ira occuper la rue,
comme tous les immeubles vides
On ira affronter l’abus
qui sévit et va trop loin
On se laissera pas voler la rue,
car la rue nous appartient

Ils veulent dessiner l’apartheid,
on dessinera le maquis
On ira se réapproprier
tout ce qu’ils ont pris pour acquis
Sans logis, sans papiers,
sans rêves et sans droits
Solidarité, on est ensemble,
c’est le front des sans voix
Les Tracas de la Plaine

Les tracas de la Plaine,
ces oiseaux de malheur
Qui te disent « dégage,
car c’est pour ton bonheur »
Ils veulent vider la Plaine
de ses p’tites gens de peu
Ils ont le verbe haut
et la morgu’ bien dégueu

Refrain
A la Plaine,
On y vient, on y tchache,
on y traine,
A la Plaine,
Craint dégun,
gardarem lo Mercat

Les tracas de la Plaine
ces élus qui enfument
Ils ont les mains avides
et les dents bien crochues
Ils pourrissent la Plaine
pour mieux nous la vider
Et remettre à la place
des bourgeois bien friqués

Vieux corbeaux, tourterelles
et oiseaux de passages,
tous viennent-à la Plaine
mêm’ceux qui sont pas sages
Les forains de la plaine
on veut les mazouter,
A coup de camions bennes,
leur piquer leur marché

Les habitués d’ la Plaine
ne se laisseront pas faire
Ce quartier est le leur
ils l’aiment comme il est
Vivant, fier, insolent
en bref populaire
Alors bien entendu
pas question d’le quitter

Dernier refrain
A la Plaine,
On y s’ra, on y f’ra c’qui y a à faire
A la Plaine,
Craint dégun,
gardarem lo mercat

Les voleurs d’eau
Ils détournent la rivière, là-haut là-haut,
Ils se moquent de nos misères, là-haut là-haut,
Si la soif nous affaiblit
Et si nos sources sont taries
Tous nos troupeaux

Vont périr l’un après l’autre, là-haut là-haut,
Il faut sortir nos fusils, là-haut là-haut,
Il faut lutter pour nos vies
Mais d’abord il nous faut parler
A ces gringos, tantot

Nos terres sont les plus fertiles
C’est l’eau, c’est l’eau
Et nous vivions si tranquilles
De nos travaux
Quand nous montions dans nos barques
Lorsque nous pêchions dans le lac
Heureux, heureux

Ils veulent construire un barrage
là-haut là-haut,
C’est la vallée qu’ils saccagent
là-haut là-haut,
Ils inonderont nos villages
Et ils nous mettront dans des cages
là-haut comme des corbeaux

Nous devons les empêcher
là-haut là-haut,
De détruire nos foyers
Si beaux si beaux
Les adultes vont s’armer
Tous les enfants vont les aider
Il faut de l’eau
Il faut de l’eau
Il faut de l’eau
de l’eau
Ils nous montrent des contrats
C’est tout c’est tout
Qui leur donnent tout les droits
Sur nous, sur nous
Ils veulent nous rayer du temps
Et puis du monde des vivants
Pour de l’argent, l’argent

Que ferions-nous dans leur ville ?
Tombeau tombeau
Comme des tigres qu’on exile
Au zoo au zoo
C’est pourquoi jusqu’au dernier
Nous lutterons pour exister
Pour l’eau, pour l’eau, pour l’eau, pour l’eau…
De l’eau, de l’eau, de l’eau…

La bande à la mairie

Bien qu’on nous dise en République
Qui tient encore comme autrefois
La finance et la politique,
Les hauts grades et les bons emplois ?
Qui s’enrichit et fait ripaille,
Qui met le peuple sur la paille ?

Refrain :
C’est qui ? C’est qui ?
Toujours la bande à la mairie !

Qui fait l’assaut des ministères
pour s’engraisser à nos dépens ?
Qui joue encore au militaire
avec la peau de nos enfants ?
Qui ne rêve que plaies et bosses
Pourvu qu’on fasse bien la noce ?

Refrain

Qui se fait pitre et saltimbanque
pour décrocher le plus de voix ?
Qui fait du prêt et de la banque
Comme Cartouche au coin d’un bois ?
Et par un train à grande vitesse
Qui file un jour avec la caisse ?

Refrain

Les mots ne donnent pas de pain
Car nous voyons dans la grand ville
Travailleurs cherchant un asile
Et enfants un morceau de pain.
Qui fait payer toujours payer
Le paysan et l’ouvrier ?

Refrain

Bien qu’on nous dise en République
Il reste encore tout à changer.
On nous parle de politique,
On ne nous laisse rien à manger,
Et qui se moque, la panse pleine,
Que tout le peuple meurt à la Plaine ?

C’est qui ? C’est qui ?
Toujours la bande à la mairie ! (Bis)

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